03
MAI 15

Rencontre avec Gabriel Venancio

Une école de commerce et puis très vite la responsabilité des offres et du marketing pour des marques réputées : Mars, Granini, Flunch… Manager d'équipes, responsable de business unit et puis membre du comité de direction… le parcours de Gabriel Venancio semblait tracé d'avance. Et pourtant, l'été dernier, c'est comme si quelque chose s'était grippé dans cette trajectoire-là.

Alors, pour mieux rebondir, son entreprise lui propose un coaching de type "outplacement", avec un cabinet réputé aussi. Mais à ce programme tracé d'avance encore, Gabriel aime ajouter comme un autre grain sable : il me rencontre et négocie un double accompagnement pour provoquer le sensible et l'imprévu.

Et j'ai eu envie d'interviewer Gabriel parce que l'accompagnement en double ça frotte, ça accroche ! Et puis au fil de nos séances ce n'est pas le retour en entreprise que Gabriel interroge, projette, mais son "job out" : créer un métier inédit dans le secteur de la santé et en duo avec un associé. Et ça non plus ce n'était pas prévu dans le programme initial.

Rencontre singulière.

 

29
AVR 15

Portes Ouvertes de l'accompagnement au naturel

La supervision en duo et en groupe, l'Ecole nouvelle de l'Accompagnement, l'Art du lien en consulting… pour partager, échanger, sans esbroufe ni censure sur l'accompagnement au naturel, qui d'autres mieux que ceux qui l'éprouvent avec nous et le pratiquent avec leurs clients ? Hein, qui d'autres au fond ?

Alors le vendredi 22 mai après-midi, Eva & moi on aime bien inviter tout à la fois ceux et celles qui nous fréquentent – au plus près, au long cours – et puis celles et ceux qui cherchent bien autre chose que tout le surgelé ou les conserves du prêt-à-consommer en coaching.

Rencontres en libres associations alors, questionnements sans tabous, papotages et interprétations sauvages… les portes de l'Atelier seront grandes ouvertes pour découvrir au contact et de l'intérieur nos cursus en duo, savourer un instant l'ambiance, savoir combien ça coûte et comment ça engage au fond, évoquer aussi quelques effets secondaires et désirables…
Et puis prendre dates si affinités mutuelles.

À noter aussi notre création de la rentrée : La compagnie des superviseurssur le mode du compagnonnage et sous le signe de l'entrepreneuriat toujours.

 

19
AVR 15

Le coach & l'argent, liaisons dangereuses ou fructueuses

A chaque visite du grand-père, une enveloppe pleine de billets.
Mais c'était trop pour l'enfant. Alors ça le mettait en colère, toujours. Parce que c'est comme si c'était à la place de l'amour au fond ?

*

Une boule de pétanque lancée sur la belle Mercedes toute neuve ; et le pare brise bien fracassé alors.
- Tu nous rembourseras ! lancent à leur tour les parents à l'enfant.

*

« Du plus loin qu'il m'en souvienne, ma première histoire d'argent c'est quand ? »
C'était il y a un mois à Paris 2, en petits groupes et sur le thème "Le coach et l'argent, liaisons dangereuses ou fructueuses"
Sixième séance de supervision pour le master coaching. Et c'était bien !

05
AVR 15

Dépendance Day

Je ne sais pas trop pourquoi j'ai choisi ce roman-là quand je l'ai choisi. Ça parle de la mémoire qui s'efface, tout doucement ou tout d'un coup. Sans prévenir et par pans entiers alors. Inéluctablement, irréversiblement. Il suffit de "laisser le sablier faire son ouvrage", écrit Caroline Vié, l'auteure, journaliste de cinéma aussi.

Il y a comme un tremblement de l'inconscient, je crois, à l'instant de choisir un livre ; un frémissement qui prend forme dans l'après-coup, au fil des pages. Alors là, c'est peut-être parce que j'ai moi aussi perdu la mémoire. Mais c'était bien avant de vieillir ; la mémoire de mon enfance. Et puis maintenant, je sais de mes voyages en divan que ce n'est pas à jamais, au fond.  

Alors que là, dans Dépendance Day, elle est triste, elle est tragique l'histoire. C'est écrit à l'encre noire, outrenoire. Parce que cette forme-là de l'oubli fait glisser vers la fantaisie d'abord, et puis carrément dans la folie. Et ça semble inscrit dans l'ADN des femmes de cette famille. Lachésis, Clotho et Morta ; ces femmes-là s'appellent comme les Trois Parques. Et il y a aussi Nona, la dernière. Et c'est écrit à l'acide aussi. L'humour comme un antidote, une défense face au désespoir.  

Et sans avoir encore fini ce livre-là, j'en partage ici quelques extraits. Avec aussi une vidéo comme un thriller.
Un livre à aimer lire tout doucement.

 

31
MAR 15

Barbares sur le divan

Colère, luxure, avarice, combat, pulsions Quand, à rebours des écoles maternelles, des académies et des universités du coaching, on a lancé les ateliers "Coacher avec ses démons", même si beaucoup avaient le goût pour ça, Eva & moi on se sentaient bien isolés. Et aussi en avance au fond. Et on a aimé tenir bon et continuer patiemment et sur ce fil subversif et créatif.

Et aujourd'hui ce désir de créer en bouleversant les règles établies, inspire une autre tribu singulière : ‪#‎Les100barbares‬La technologie semble le moteur de cette révolution mais c'est bien plus profond. La santé, les politiques de l'emploi, le dialogue social, l'éducation nationale, les RH, le consulting Les barbares attaquent le vieux monde et tout y passe. Même Emmanuel Macron a invité quelques barbares à dîner pour savoir de quoi il en retournait.

Ce mouvement "veut faire bouger la France" et ne cesse de grossir ; le peuple coach semble ignorer ou regarder tout ça de loin ; ou méditer peut-être toujours. Et ce soir c'est le premier meet up des barbares. Ce sera à guichet fermé et à l'Archipel, une chapelle désacralisée. Et Eva & moi on aime contribuer à notre manière et en duo à cette première. On va passer à barbarconfess, pitcher au cœur d'une alcôve et inviter les barbares qui aiment à découvrir les bienfaits du divan 2.0 ou de velours.

Et là, en primeur notre pitch pour la soirée. Et quelques lignes de plus aussi.
 

24
MAR 15

Retrouver sa nature humaine

Ce que j'ai aimé retenir de vos ateliers en duo sur le thème de l'innovation, c'est que chacun de nous vient au monde avec le désir d'exister, un désir brut, une vitalité un peu folle au fond, comme une énergie singulière et une violence créatrice aussi !

C'est le dirigeant d'un grand groupe qui reprend, là, ce que nous avons partagé, ce qu'il a découvert quelques semaines plus tôt au fil d'un parcours sous le signe de l'imprévu et de l'étrange : Le goût de l'étranger, du chaos, de l'enfance.

– Mais, au fil de l'histoire de chacun, tout ça s'empêche ou se refoule aussi, s'étiole et puis s'épuise alors, il ajoute.
Cet accompagnement-là c'était "au naturel", sur le mode des associations libres et sans censure, 
en petit groupe de cadres dirigeants.

– Et c'est un peu de cette source vive, de cette part d'enfance, que j'aimerais tant que chacun dans mon équipe retrouve au fond, pour bouger et innover, il reprend.

Dans la tribu qu'il dirige il dit qu'ils sont une cinquantaine. Et Eva & moi on dit rien, là. Et on sourit au fond parce que le cœur de métier de cette entreprise-là c'est de trouver et puis d'exploiter des sources d'énergie ; presque épuisées aujourd'hui.

– Alors ça vous dirait de nous accompagner en duo encore et un pas plus loin, pour bouger, innover ? il nous demande.

15
MAR 15

Dis, pourquoi les coachs ils disent pas A la semaine prochaine ?

Le temps des coachs C'est ainsi que ce billet-là pourrait aussi s'intituler. Parce que le temps du coaching, le temps des séances et de l'entre-séance, le temps de l'enfance ou de demain, c'est plein de sens au fond. Et de non sens aussi. 

Mais j'aime bien aussi les questions qui commencent par pourquoi : Dis, pourquoi les coachs ils font pas payer le premier rendez-vous ? 

Tout petit déjà, je posais des questions comme ça. Toujours et à tout bout de champ. Mais on me répondait pas vraiment. Alors on m'a offert le livre Dis, pourquoi ?
Parce que les questions qui commencent par pourquoi ça dérange au fond. 

10
MAR 15

Les coachs sur le divan

C'était la sixième séance, vendredi soir, à Paris 2 pour le master Coaching. Et j'ai choisi le thème de l'argent : l'argent du coach, le coach et l'argent, liaisons dangereuses ou fructueuses ?

Mais j'en parlerai dans mon prochain billet parce que, là, ça fait déjà deux séances que je n'ai pas partagé le fil d'Ariane. Et ces séances-là c'était sur le fil de l'inconscient. En associations libres, de fil en aiguilles, du coq à l'âne

09
MAR 15

Fragments d'une psychanalyse empathique

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas partagé ici quelques lignes sur un livre de psy. Parce que je ne peux plus lire ces livres-là ; c'est sans doute l'un des bienfaits du divan qui m'invite à vivre l'analyse plutôt que de théoriser ; parce que la théorie est une défense au fond.
Et pourtant j'ai aimé plonger dans l'un des livres de Serge Tisseron, un psy qui a fait sa thèse de médecine en bande dessinée et qui écrit plein d'essais : sur la honte, sur les effets des secrets de famille, sur notre rapport aux nouvelles technologies…

Et cet ouvrage-là n'est pas théorique, il est délicieusement décousu, fragmentaire et écrit sur le mode du témoignage : le témoignage de ses séances avec un autre psy, Didier ANZIEU, clinicien hors du commun qui s'impliquait en permanence dans la cure.
Ainsi ce livre parle tout à la fois de son expérience d'analysant et d'analyste, de la souffrance que font les blessures de l'âme, d'une "psychanalyse contemporaine", orientée du côté de la vie et à rebours des approches comportementalistes à la mode, du "bonheur de symboliser" à deux, parce que ce bonheur-là ne peut être que partagé...
Un livre pour tous ceux qui ont envie de commencer une psychanalyse ou qui ont déjà commencé.
Et incontournable pour les coachs qui n'osent pas aller sur le divan et percevoir ainsi de quoi il en retourne.


Deux extraits ici et puis aussi une interview vidéo de l'auteur.
 

24
FéV 15

Humaine nature

Par les temps qui courent chacun de nous a beau jeu de s'insurger contre la sauvagerie et la violence des hommes au-dehors et à l'entour. Mais la violence et la barbarie sont en chacun de nous aussi.
Aussi, est-ce un travail tout à la fois délicat et nécessaire que d'oser reconnaître les traces du sauvage en soi et puis de retrouver les sources de notre intime violence.
Libres associations sans censure ni morale, voyages en enfance et reviviscences, sur divan ou canapé, pour prendre soin de détricoter ce qui nous torture et nous enferme au fond, ce qui se répète à notre insu et qui vient de loin parfois. 

16
FéV 15

Dis, pourquoi les coachs ne font pas payer la première séance ?

C'est vrai que les psys ne se posent pas la question : le premier rendez-vous est une séance ; c'est donc payant et ça permet d'installer l'accompagnement.

Mais le peuple coach semble se couper de ces sources-là. Et chaque année, à la sortie des écoles, les coachs se lancent sans travail sur soi en profondeur, et ils perpétuent des us et coutumes où chacun répète son histoire préférée. En pleine inconscience alors.

L'enjeu n'est pas la centaine d'euros de ce premier rendez-vous ; il est de prendre du recul sur des rituels institués, des gestes clés du métier et de questionner sa pratique dans un moment essentiel qui mobilise et condense des ressorts intimes chez le coach et le client.

14
FéV 15

Le goût de l'étranger, du chaos, de l'enfance...

Quel goût a le chaos créatif pour vous ? Quels sont vos élans vers l'étrange et l'étranger ? ou bien au contraire vers le semblable ? A quoi osez-vous renoncer ? Quelles sont vos souvenirs d'enfance sous le signe de la création ?
Ce sont ces questions-là et quelques autres, intimes et imprévues, saugrenues en apparence, qui ont surgi au fil d'un parcours sur l'innovation pour un groupe de dirigeants pionniers. C'était en associations libres toujours, et animé au féminin-masculin en duo avec Eva.
C'est un accompagnement qu'on a aimé créer pour une grande entreprise et qui donne envie de faire florès.

Et voici la notice en partage.
 

09
FéV 15

Innover dans les métiers du conseil

Complexité accrue des situations humaines en entreprise (crises, conflits...), banalisation des modèles et des techniques du conseil, désir d'indépendance des clients, pression continue des acheteurs sur les tarifs et, avec la révolution numérique, accès aux meilleurs en quelques clics… Depuis une quinzaine d'années, les métiers du conseil sont profondément bouleversés et transformés.

Et avec Eva on aime bien fourrager dans ces métiers-là aussi ; singulièrement et en ouverture sélective.