24
FéV 15

Humaine nature

Par les temps qui courent chacun de nous a beau jeu de s'insurger contre la sauvagerie et la violence des hommes au-dehors et à l'entour. Mais la violence et la barbarie sont en chacun de nous aussi.
Aussi, est-ce un travail tout à la fois délicat et nécessaire que d'oser reconnaître les traces du sauvage en soi et puis de retrouver les sources de notre intime violence.
Libres associations sans censure ni morale, voyages en enfance et reviviscences, sur divan ou canapé, pour prendre soin de détricoter ce qui nous torture et nous enferme au fond, ce qui se répète à notre insu et qui vient de loin parfois. 

16
FéV 15

Dis, pourquoi les coachs ne font pas payer la première séance ?

C'est vrai que les psys ne se posent pas la question : le premier rendez-vous est une séance ; c'est donc payant et ça permet d'installer l'accompagnement.

Mais le peuple coach semble se couper de ces sources-là. Et chaque année, à la sortie des écoles, les coachs se lancent sans travail sur soi en profondeur, et ils perpétuent des us et coutumes où chacun répète son histoire préférée. En pleine inconscience alors.

L'enjeu n'est pas la centaine d'euros de ce premier rendez-vous ; il est de prendre du recul sur des rituels institués, des gestes clés du métier et de questionner sa pratique dans un moment essentiel qui mobilise et condense des ressorts intimes chez le coach et le client.

14
FéV 15

Le goût de l'étranger, du chaos, de l'enfance...

Quel goût a le chaos créatif pour vous ? Quels sont vos élans vers l'étrange et l'étranger ? ou bien au contraire vers le semblable ? A quoi osez-vous renoncer ? Quelles sont vos souvenirs d'enfance sous le signe de la création ?
Ce sont ces questions-là et quelques autres, intimes et imprévues, saugrenues en apparence, qui ont surgi au fil d'un parcours sur l'innovation pour un groupe de dirigeants pionniers. C'était en associations libres toujours, et animé au féminin-masculin en duo avec Eva.
C'est un accompagnement qu'on a aimé créer pour une grande entreprise et qui donne envie de faire florès.

Et voici la notice en partage.
 

09
FéV 15

Innover dans les métiers du conseil

Complexité accrue des situations humaines en entreprise (crises, conflits...), banalisation des modèles et des techniques du conseil, désir d'indépendance des clients, pression continue des acheteurs sur les tarifs et, avec la révolution numérique, accès aux meilleurs en quelques clics… Depuis une quinzaine d'années, les métiers du conseil sont profondément bouleversés et transformés.

Et avec Eva on aime bien fourrager dans ces métiers-là aussi ; singulièrement et en ouverture sélective.

27
JAN 15

S'installer et se développer dans le métier d'accompagner

Comment me protéger d'un transfert érotique ?! Dois-je investir dans des bureaux atypiques ? A quel partenaire m'associer ? Et si j'écrivais un livre de coaching ?!

Ce sont là quelques unes des questions clés que les coachs inscrits cette année à l'Ecole nouvelle de l'Accompagnement aiment apporter dans leur musette et au fil des essentiels de l'accompagnement au naturel.

Et ces questions-là, Eva & moi, on aime les retourner, les détricoter, doucement, patiemment, avec chacun et en duo, en retrouver la source singulière, loin des modèles et des outils, des tests et des certifications.
Et permettre à chacun alors de se développer et d'accompagner au plus naturel.

En partage ici la notice de l'EnA, une école buissonnière et singulière sur le mode du compagnonnage et sous le signe de l'entrepreneuriat.
Et les rencontres Portes Ouvertes pour la saison 2 (2015-2016) commencent.

23
JAN 15

A l'image de ma vie

"La connaissance de l'inconscient montre quelque chose de difficilement réalisable, l'autonomie et la puissance de vie en nous, l'existence d'une pensée qui nous transcende, qui concerne notre vibration singulière, mais aussi, au-delà de nous, l'universalité de l'esprit."
C'est Elsa Cayat, la psychanalyste qui tenait la chronique "Charlie Divan", qui disait ça fin décembre en parlant du "palpitant de la pensée".
La sauvagerie qui s'est abattue sur elle et ses compagnons du rire invite, je trouve, à plus de conscience de cette part sauvage en chacun de nous aussi, au fond.
Et moi, sur le divan, je commence enfin à faire sauter quelques verrous, je crois ; rêves sans censure, bagarres, fantasmes, trafics et secrets inavouables, mon inconscient me donne le vertige alors.

*

08
JAN 15

Les contraintes existentielles

« L'imperfection de chacun de nous et de toute chose, la finitude toujours, l'absurde souvent…
J'ai eu envie de placer cette 3ème séance avec vous, ce soir, sous le signe des contraintes existentielles ; ces données incontournables et qui sont toujours au cœur de l'accompagnement.
L'une des sources les plus vives, pour moi, dans ce champ-là : Irvin Yalom. Mensonges sur le divan, Le bourreau de l'amour… »

Ça c'était mon intro pour la 3ème séance de supervision avec les étudiants du Master coaching à Paris 2. C'était juste avant les fêtes et, ce soir-là, c'était bizarre pour moi, il n'y a pas eu de bagarre, comme la fois d'avant, ni de débat ; par exemple sur les frontières entre coaching et thérapie.
Et pas de pathos non plus. Travail en groupe restreint où chacun a plongé d'emblée dans l'intime et l'indicible. 

 

05
JAN 15

2015 Impertinente

Elle dit qu'elle est née sous une mauvaise étoile, alors elle devient coach-astrologue.

*

Juste avant chaque séance, pour se préparer, il fait 50 exercices de psychologie positive.

*

Elle fait durer les séances deux heures, et un peu plus,
parce qu'au bout d'une heure elle a peur pour ses clients.
Peur qu'ils repartent dans la confusion ou sans solution,
en vrac ou à jamais.

*

En ces premiers jours de l'année nouvelle, j'aime continuer dans la veine insolente du #GorafiCoach ; ces micro-fictions bien réelles en direct du peuple coach.

06
DéC 14

Le Gorafi coach

Elle se fait superviser par un psychiatre parce que c'est remboursé par la sécu et ça ne dure que 30 minutes.

Il soumet sa cliente à toute une batterie de tests de personnalité (MBTI, Process Com, Success Insights) pour éviter de la regarder.

C'est le genre de posts que depuis quelques jours j'aime écrire sur ma page Facebook et en mode Gorafi, ce journal satirique de fausses informations en ligne.

C'est bien loin de mes rêveries poétiques, des haïkus imparfaits ou des histoires dans l'intimité du coaching ; ça semble inventé ou loufoque, impossible ou absurde mais ça vient de faits bien réels et en direct du peuple coach !
C'est aussi un besoin personnel et irrépressible, jusqu'alors refoulé ou timoré que je découvre sur le divan : plonger pleinement dans l'impertinence et l'insolence. C'est réactionnel 
certes, et ça fera pas long feu, mais c'est rafraîchissant face à la course aux outils, aux tests, aux diplômes, aux accréditations.

Et d'autres micro-fictions bien réelles en partage ici :
 

26
NOV 14

Emergence, résonances, ambivalence

Des "conversations engagées" et la présence active d'un "regardeur" à mes côtés, c'est ma manière de cheminer cette année avec les étudiants du master Coaching à Paris 2. Et ainsi, la première foisc'était à la fois vivant et serein.
Et puis, pour la deuxième séance, j'ai aimé préparer quelques nourritures didactiques et sous le signe de la systémique ; avec alors trois ingrédients essentiels de cette approche du vivant : émergence, résonances et ambivalence.

Et, à peine entré dans la salle, beaucoup étaient déjà là et c'était bizarre, j'ai senti comme une tension dans l'air ; il y avait un silence à couper au couteau à pain, j'ai trouvé. Alors j'ai questionné ça un instant ; oui, il y avait plein d'attentes et de suspens, là, après la première fois. 
Ça a été serein encore un instant et soudain ça a commencé à tourner au vinaigre ! Ça a viré ainsi parce que je parle pas assez fort pour ceux du fond de la classe et c'est une souffrance alors et puis aussi parce que les tables étaient en rang d'oignons et pas en arc de cercle ; et puis aussi à cause de plein d'autres histoires personnelles encore enfouies au fond

Alors on a retourné les tables, même "si on n'est pas des déménageurs" et, bon an mal an, on a avancé avec tout ça, en équilibre sur le fil d'Ariane, en émergence, en résonances, en ambivalence.

13
NOV 14

Conversations engagées

On accompagne comme on est accompagné : ça imprègne et ça transforme au fond, mine de rien et au fil des séances. Surtout quand il n'est plus question d'outils mais de notre intime nature.
Alors, chaque année, le parcours de supervision pour le Master Coaching à Paris 2, je le chamboule et le dépouille.
Et, il y a un mois, c'était la première session et puis vendredi, la deuxième. Alors j'ai aimé créer là une manière singulière de travailler avec le groupe : les "conversations engagées" ; un temps et un espace choisis, donnés, pour ceux qui veulent cheminer tout à la fois en associations libres et en découverte ou en conscience sensible de leurs histoires familières et des jeux d'enfance qui rôdent souvent, ici et là et qui resurgissent au présent, 
en coaching.
J'ai pris soin aussi d'inviter à mes côtés et tout au long de la soirée un "regardeur", à la fois témoin, garde-fou et interface avec le groupe.

Et en partage ici le fil d'Ariane de la première session.
 

09
NOV 14

Management au naturel

Timehop, cette mini appli qui fait des sauts dans le passé, qui fourrage au fil de mes posts, a fait resurgir une histoire de coaching avec un manager genre "médecin des forêts". Cette histoire parle de shinrin-yoku (le terme japonais pour les balades et les "bains de forêt") et de groupes Balint avec des compagnons forestiers : De l'analyse en groupe.

Et comme cette note de blog est écrite sur un mode poétique ou un conte au pays du management (mais c'est vraiment pas un fake !), j'ai tendance à la cacher pour ne pas trop casser mon image. Et puis aussi, la tête de ce manager-là était mise à prix par une organisation syndicale, au début et tout au long de l'accompagnement.
Mais c'est trop dommage je me dis aujourd'hui, alors je l'ai partagée avec un de ceux qui dirigent cette organisation et que j'accompagne au long cours et sur le mode de la frugalité joyeuse !

Voici son témoignage sensible aussi et en écho. Au naturel.
 

04
NOV 14

C'est pas de la micro-fiction

A la tombée du jour, boules de fer & cochonnet, double décimètre et chiffonnette soyeuse au creux de ses mains, cet homme-là joue toujours tout seul sur l'immense carré de sable derrière l'hôtel des Invalides.
*
- Dis, que fait le pigeon-voyageur quand au bout de son voyage plus personne hélas n'habite à l'adresse indiquée ?
*
Elle m'écrit que ce baiser-là elle me l'envoie en poste restante.
Mais un texto, c'est toujours en poste restante non ?
*