05
JAN 15

2015 Impertinente

Elle dit qu'elle est née sous une mauvaise étoile, alors elle devient coach-astrologue.

*

Juste avant chaque séance, pour se préparer, il fait 50 exercices de psychologie positive.

*

Elle fait durer les séances deux heures, et un peu plus,
parce qu'au bout d'une heure elle a peur pour ses clients.
Peur qu'ils repartent dans la confusion ou sans solution,
en vrac ou à jamais.

*

En ces premiers jours de l'année nouvelle, j'aime continuer dans la veine insolente du #GorafiCoach ; ces micro-fictions bien réelles en direct du peuple coach.

26
NOV 14

Emergence, résonances, ambivalence

Des "conversations engagées" et la présence active d'un "regardeur" à mes côtés, c'est ma manière de cheminer cette année avec les étudiants du master Coaching à Paris 2. Et ainsi, la première foisc'était à la fois vivant et serein.
Et puis, pour la deuxième séance, j'ai aimé préparer quelques nourritures didactiques et sous le signe de la systémique ; avec alors trois ingrédients essentiels de cette approche du vivant : émergence, résonances et ambivalence.

Et, à peine entré dans la salle, beaucoup étaient déjà là et c'était bizarre, j'ai senti comme une tension dans l'air ; il y avait un silence à couper au couteau à pain, j'ai trouvé. Alors j'ai questionné ça un instant ; oui, il y avait plein d'attentes et de suspens, là, après la première fois. 
Ça a été serein encore un instant et soudain ça a commencé à tourner au vinaigre ! Ça a viré ainsi parce que je parle pas assez fort pour ceux du fond de la classe et c'est une souffrance alors et puis aussi parce que les tables étaient en rang d'oignons et pas en arc de cercle ; et puis aussi à cause de plein d'autres histoires personnelles encore enfouies au fond

Alors on a retourné les tables, même "si on n'est pas des déménageurs" et, bon an mal an, on a avancé avec tout ça, en équilibre sur le fil d'Ariane, en émergence, en résonances, en ambivalence.

13
NOV 14

Conversations engagées

On accompagne comme on est accompagné : ça imprègne et ça transforme au fond, mine de rien et au fil des séances. Surtout quand il n'est plus question d'outils mais de notre intime nature.
Alors, chaque année, le parcours de supervision pour le Master Coaching à Paris 2, je le chamboule et le dépouille.
Et, il y a un mois, c'était la première session et puis vendredi, la deuxième. Alors j'ai aimé créer là une manière singulière de travailler avec le groupe : les "conversations engagées" ; un temps et un espace choisis, donnés, pour ceux qui veulent cheminer tout à la fois en associations libres et en découverte ou en conscience sensible de leurs histoires familières et des jeux d'enfance qui rôdent souvent, ici et là et qui resurgissent au présent, 
en coaching.
J'ai pris soin aussi d'inviter à mes côtés et tout au long de la soirée un "regardeur", à la fois témoin, garde-fou et interface avec le groupe.

Et en partage ici le fil d'Ariane de la première session.
 

03
NOV 14

L'entreprise de soi

Le métier d'accompagner c'est tout à la fois une passion et une vocation, une prestation et un service payé.
Mais à quel prix alors ? Et est-ce viable au fond ? Quel statut choisir alors ? Et puis comment concilier tout ça ?
Toutes ces questions-là, et d'autres aussi, ce sera le thème d'un atelier qu'Eva et moi organisons le vendredi 19 décembre en compagnie de Michael CIENEWSKY, notre expert pour toutes les questions commerciales, juridiques et financières.
Parce que quand on accompagne 
c'est bon d'être accompagné sur ces questions aussi.

Cet atelier-là est réservé aux coachs que nous aimons accompagner en supervision ou en école nouvelle, au naturel toujours.
 

03
OCT 14

En quête de sens, enquête de soi

L'International Coach Federation nous invite à sa nouvelle journée d'études ; ce sera le 24 janvier 2015, à Lille, sur le thème :
« Epanouissement, performance et quête de sens »
Et avec plein de questions pour le peuple coach :
« Accompagnons-nous les coachés vers la performance ou avec le souci de leur épanouissement ? Ou faisons-nous les deux, mais quid en cas de conflit ?
En quoi notre manière d'accompagner résulte de notre conception de la Vie ? Quelle différence entre charte de déontologie, éthique, système de valeurs et conception de la vie ? Dans toute formation au coaching, doit-il y avoir une formation philosophique ? »

Et, pour ça, après "Mars & Venus sur le divan" et puis "L'inconscient, un ami qui vous veut du bien", Eva & moi, en duo-duel créatif toujours, on aime proposer une promenade à rebours et en ambivalence ! Un voyage avec une boussole paradoxale - les associations libres, sans censure ni morale toujours - pour lâcher un peu les quêtes et les idéaux et puis laisser place ainsi à l'imprévu et l'étrange, à l'essentiel et la co-création en chaque accompagnement.
Voila en primeur le pitch de ce nouvel atelier singulier.

 

25
AOU 14

Rentrée des classes

C'est bientôt la rentrée à Paris 2 et moi j'avais un devoir de vacances : réécrire le syllabus pour la supervision en groupe.
Parce qu'au fil de mes séances sur le divan, des accompagnements en duo avec Eva, des interventions à l'ICF et ailleurs, tant de choses changent en profondeur dans ma manière d'animer cet atelier du Master Coaching :

Pourquoi vouloir accompagner les autres ? C'est la question première, originelle. Le comment vient bien après.
• Et le comment, c'est la conscience et l'analyse des jeux de transfert et de contre-transfert ; le reste, les outils, les modèles, ne sont que détours et évitements au fond.
• Et ce cursus-là s'enrichit aussi des avancées en continu de l'accompagnement au naturel : les voyages en enfance, l'inconscient, les rêves…

Et comme l'université c'est plutôt éclectique et érudit, après ou à côté, il y a aussi l'Ecole nouvelle de l'Accompagnement : opérationnelle et entrepreneuriale, pour faire de l'accompagnement son métier.

 

05
AOU 14

L'ENA, au fil des inscriptions et des désirs

Elle a laissé derrière elle son poste de Responsable RH pour créer sa structure ; et, depuis plus d'un an, elle accompagne des groupes de managers, en mode formation-action ou co-développement. Elle aura bientôt son master de coaching en poche, elle est venue à "l'atelier des rêves et des projets-rêves" et elle aime rejoindre l'Ecole Nouvelle de l'Accompagnement parce qu'elle sent bien que la formation et le codev ça la laisse sur sa faim ; et les managers aussi, au fond.

Directeur Associé, manager, coach interne ou indépendant
 d'autres aussi s'intéressent de près à l'ENA.

06
JUI 14

Quand l'accompagnement au naturel fait école

Voilà ! On en a commencé à en parler ici ou là et ailleurs avec Eva : nous deux, on aime créer, on aime ouvrir l'Ecole Nouvelle de l'Accompagnement.

Parce qu'accompagner est un métier ; un métier singulier, à part entière et qui nous fait vivre pleinement, par-delà tous les outils et toutes les grilles, par-delà les diplômes et les accréditations qui font pourtant florès en peuple coach.

22
MAI 14

Contre-transfert & Interprétations en coaching - Bis

- Sers-moi, ai-je soudain envie de lui dire.
Elle remplit sa tasse de thé, là, juste devant moi. Et puis elle repose la théière de fonte sur la table de verre.
Je reste silencieux ; étonné et un peu gêné de cet élan soudain et incongru : mon envie irrépressible de la soumettre, un instant et plus.
Et elle retourne s'asseoir sur le canapé, au milieu du groupe. 
C'est l'instant de la pause. Je la regarde en douce et en silence.

- Tu connais ton transfert vers elle ?!
C'est Eva qui m'interpelle ainsi, sans crier gare et devant le groupe ; comme si elle avait entraperçu l'incongru et le retenu, le fantasme et l'indicible.
Et je me souviens de la séance d'avant quand Eva avait lancé à cette femme-là : "J'ai envie de te manger !"
Alors j'ai aimé évoquer à voix haute et sans détour un peu de cet indicible venu de loin : mon désir de soumettre, de mater la femme un instant ou plus !
Et tout ça s'est ajouté au matériel de la séance. Car c'était déjà là au fond, de moi vers elle. Et parce que ça commençait à prendre une forme sournoise : des prescriptions impossibles pour l'entre-séance, des tâches qu'elle prenait bien soin d'oublier, d'effacer.
Et moi, j'ai pris soin d'aller démêler ça encore sur le divan.

*

Je ne sais pas comment vous faites, vous, avec tout ce qui se surgit de vous et d'étrange quand vous accompagnez ? Tout ce qui se trame en coulisses, ces affaires passées mais jamais vraiment classées au fond ?!

Et sur ce thème-là, Eva et moi on aime inviter encore Jean-Marie von Kaenel, notre ami psychanalyste pour une nouvelle journée. Ce sera à l'Atelier de campagne et à quelques pas de l'été, le vendredi 13 juin.

C'est réservé aux coachs qui aiment accompagner au naturel, ou depuis longtemps déjà, et qui n'ont pas peur de travailler alors avec tous ces élans incongrus en apparence.
Et c'est 
aussi ouvert aux plus jeunes qui, au sortir de toutes les formations au coaching et aux outils, ne sont pas encore déformés au fond.

 

01
MAI 14

Voyage sur le dos d'un saumon

« Voyager ensemble et un instant à dos de saumon ! Parce que le saumon est le seul animal, je crois, qui aime remonter aux sources, aux origines, jusqu'au lieu de sa naissance.
Et peut-être au fond à la recherche de la "scène primitive", "dans la chambre des parents", comme disent nos aînés les psys. Pour chercher à savoir d'où viennent les bébés ? Ou comment on fait l'amour ?
Moi, j'ai envie de revenir aux origines parce que cette soirée est placée sous le signe de l'innovation en coaching ; et l'une des sources de l'innovation, pour moi, c'est le retour aux sources ; et la psychanalyse une source vive pour notre métier au fond. »

C'est ainsi que j'ai aimé commencer une conférence en peuple coach mardi soir autour du "Livre d'or du coaching". Cet ouvrage collectif sous la direction de Frank Bournois et Thierry Chavel. Et voici en partage ici la suite de mon babillage.
 

17
AVR 14

Ces liens qui nous attachent ou nous libèrent

En mode mammifère ou digital, en face à face ou à travers les ondes, au bureau ou entre les draps, bien attaché ou sans filet, homme ou femme, par-dessus ou dessous le "plafond de verre"… c'est tellement bon et pourtant si complexe aussi d'être en relation, au fond !
Grands blessés du lien, dès l'origine ou plus tard, en conscience ou à leur insu, les coachs aiment faire 
leur métier de cet art premier, l'art de la relation.

Et ceux aussi qui dirigent ou animent des équipes ou des projets, se débattent et se perdent souvent et tout autant au beau milieu des jeux psychologiques et de transfert, d'hier et d'aujourd'hui ; les leurs et puis ceux des autres, familiers ou étranges en apparence.

Eva et moi, on aime beaucoup plonger à bras le corps et à mains nues dans ces jeux-là et leurs méandres ; alors à tous ceux qui veulent démêler, un instant ou plus, la pelote de tous ces liens qui libèrent ou attachent, qui chatouillent ou endorment, on aime proposer un atelier singulier : 
Comment développer son intelligence relationnelle ?

Rendez-vous le 21 mai, si vous aimez ; ce sera sous le dernier quartier de la lune et sous l'égide de la NL PNL avec Andrée Zerah.

 

15
AVR 14

L'Atelier des rêves

- C'était sur le chemin du lycée, près du vieux château laissé à l'abandon. Autrefois, dans ce château-là, ils imprimaient le journal Combat.
J'avais laissé ma mobylette sur le bord du chemin, plus bas. Et toi aussi tu étais là, dans mon rêve cette nuit.

- Non, ce n'était pas moi, c'était mon avatar ! elle me dit. Parce qu'elle connaît aussi l'algèbre des rêves : un pied dans le passé et un autre dans le présent ; une femme qui peut en cacher une autre ; ou bien un homme aussi ; une part de soi toujours

Et j'ai aimé continuer de lui raconter mon rêve de la nuit d'avant, parce que c'est ainsi, en présence, que les rêves nous livrent un peu de leur sens.

Et vous aussi, si vous aimez rêver ou si vous ne rêvez plus, ni la nuit ni le jour Ou bien si vous oubliez vos rêves, créations impensables ou énigmes étranges alors venez à l'Atelier des rêves. Ce sera le 19 mai dans l'atelier de campagne. 
Une journée inédite animée en duo avec Eva pour retrouver le saveur des rêves et la clé des songes. A l'envi.

 

14
MAR 14

Transfert négatif

- Là, juste avant d'entrer, j'ai préparé l'argent de la séance et j'ai pris soin de glisser mes lunettes dans ma poche-revolver, je lui dis, une fois allongé sur son divan. Et c'est bizarre que je m'arrête sur ce mot-là : poche-revolver !
- Un revolver pour tirer sur qui ? elle me lance sans attendre la suite.
- Nais non ! je lui réponds illico. Je crois qu'aujourd'hui je n'ai plus envie de tirer sur les autres. Ni au pistolet à eau ni à fléchettes. J'ai plutôt l'impression que ce sont les autres qui aiment me tirer dessus maintenant. Et surtout demain soir : j'ai une séance à la fac et je sens bien que plusieurs étudiants commencent à m'éviter ou me détester. Pulsions et inconscient, transfert et contre-transfert, associations libres et défenses, c'est déstabilisant d'aller dans ces coulisses-là de la relation. L'une a un peu peur de moi et est venue me dire ça à la pause. Un autre est sorti du cours en douce la dernière fois.
- ...
Elle ne dit rien là, derrière moi, et j'ai peur qu'à sa manière, elle me tombe dessus aussi : parce que c'est de l'analyse dont je ne cesse de m'inspirer en coaching. Mais je continue :
- Alors demain j'ai envie de travailler avec eux sur tous ces élans : retrait, fuite ou attaque. Et tous ces mouvements de transfert négatif qu'ils déplacent sur moi, qui viennent de loin et qui sont tellement présents aussi en coaching, par-delà les outils. Et moi, bien sûr, j'aime susciter ça, amplifier tout ça. Mais demain j'ai peur. Ils sont trente et ça dure trois heures. Et j'ai très mal au ventre depuis plusieurs jours. C'est comme une mise en danger. Mais je ne sais pas comment sortir de ça au fond. Comment éviter ce besoin irrépressible de me mettre sur le grill ?
- La question est plutôt pourquoi vous aimez ça : vous mettre en danger et vous faire mal ?
- … !?