11
DéC 10

À fleur de neige

Elle dormait encore quand je l'ai appelée.
Oups ! Je me douche et j'arrive. Désolée ;-( m'a-t-elle écrit à travers les ondes l'instant d'après.
Et la voici déjà -
elle habite à quelques pas d'ici - tout de noir vêtue. Gracieuse comme une danseuse étoile.
Et maintenant elle savoure, une par une, les chouquettes encore tièdes que j'ai aimé acheter ce matin. C'était une envie, soudaine et inédite, d'ajouter des gourmandises aux rencontres du jour. Elle me demande un autre café. Une grande tasse de ce café italien.

07
DéC 10

La dame blanche

« Il n'y a pas de plus grande joie que de connaître quelqu'un qui voit le même monde que nous. C'est comme apprendre que l'on n'était pas fou. [...] Parler sans fin de ce qui se dérobe sans fin est une jouissance en regard de laquelle toutes les autres ne sont rien. Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare. » Christian Bobin, La dame blanche, Folio, page 108

Lire un livre de Bobin c'est pour moi comme cette « chose infiniment rare ». Et ce livre-là est comme un livre d'images qui se lit doucement, infiniment doucement. Comme un enfant qui savoure le bonheur de savoir lire.

04
DéC 10

Chuchotements

Elle vit l'entre-séance comme une absence. « Cruauté du silence » écrit-elle. Et, quand ses mots partent à travers les ondes, son iDoudou vibre au creux de sa main, casse un instant le silence.

01
DéC 10

Rencontre avec Ariane Grumbach

Parmi nos cinq sens, le goût est le plus intime. Et c'est au cœur de cette intimité qu'Ariane, diététicienne gourmande et créative, aime accompagner ses clients pour retrouver le plaisir et le goût de soi. Plaisir de savourer et invitation à la gourmandise, à rebours de la mode des régimes et des discours dominants.
Ariane s'était prêtée ici et , avec gourmandise aussi, à l'expérience d'un coaching en vidéo et en stéréo. Et elle chemine ici encore et sans détours d'une question intimiste vers une autre.

*

28
NOV 10

Le coach au féminin ou au masculin

Être coach c'est tout à la fois prendre soin de l'autre et l'aider à aller dans le monde, écouter ses maux familiers et aussi l'accompagner vers l'inconnu et le nouveau.
C'est conjuguer l'énergie féminine et masculine, le dedans et le dehors, le vulnérable et la puissance. En l'autre et en soi.

Alors, plutôt "psy"
ou plutôt "sportif", au féminin ou au masculin, tourné vers l'intime ou l'action, enveloppant ou confrontant, quelle est ma posture préférée avec chacun de ceux que j'accompagne ?
Pourquoi et comment nommer,
en séance, ces élans en creux ou en plein ?
Comment je cultive et je mêle ces polarités en moi ?
Et quelle en est la source profonde ? Blessure ancienne et personnelle ? Ou nourritures affectives reçues en héritage ?

Si ces thèmes font écho à vos envies de rentrée, Anna PIOT et moi vous invitons à un nouvel atelier inédit et en duo, au féminin et au masculin. Ce sera le mardi 25 janvier 2011 après midi.

 

20
NOV 10

L'impasse de l'Ogre

 

Il est en Yoga une respiration qui, dit-elle, « apaise des grandes soifs de la vie ». Sitali. Dans la position du lotus, il faut à chaque inspire, longue, profonde, aimer tirer la langue.

*

14
NOV 10

Coaching & amitié

Rencontrer l'autre, en prendre soin, avoir le souci de la relation « c'est pour moi beaucoup de boulot. Alors, j'en ai fait un boulot. » Un boulot à temps partiel seulement.
Alors, le coach après le coaching, ami idéal ou sauvage inaccessible ?

Attention, propos choquants et non censurés au montage. Âmes sensibles s'abstenir.

08
NOV 10

Lectures de la saison rousse

À l'encre noire : Incident de personne, Éric Pessan, Albin Michel, 2010.

Dans un TGV immobilisé en rase campagne à cause d'un suicide, un homme raconte sa vie à l'inconnue qui est assise tout à côté de lui.

Extrait : « depuis des années les gens me confient leurs histoires, massivement. Moi, je ne raconte rien. J'anime des ateliers d'écriture, voyez-vous, j'ai beau tenter d'aller vers la fiction, vers l'imagination, je moissonne des drames. Je travaille pourtant sur la forme, sur la contrainte qui permet que surgisse une phrase singulière. Je ne demande jamais aux participants de livrer des récits de vie. [...] Pourtant, donnez une feuille et un stylo à des gens, donnez du temps et un peu d'aplomb, encouragez-les, plaisantez un peu, détendez-les, racontez-leur qu'écrire n'est pas si difficile, redites-leur bien que l'on n'attend pas de la littérature d'eux mais des phrases qui leur ressemblent, et ils se mettront à vous exposer leurs fêlures, leurs drames. Des souffrances, des violences, des enfers j'en ai récolté de quoi encombrer mes rêves à tout jamais. »

 

06
NOV 10

Un battement de cils

Saison rousse. Un peintre poète se cache dans le feuillage des châtaigniers, des acacias et des chênes posés là depuis longtemps, le long de l'autoroute. Il y a dans l'air la douceur des lèvres d'une femme juste avant le premier baiser. Et soudain, devant moi, le camion pile et zigzague un instant.

02
NOV 10

Bio-break

Vous vous mordez les lèvres et, un peu crispée, gênée, les jambes croisées, serrées, vous vous tortillez sur le bord du fauteuil. Discrètement, depuis un long moment maintenant. C'est l'effet du thé sans doute. Ce thé blanc dont vous avez savouré une, deux, trois tasses.

31
OCT 10

Caresse sur la joue

Auto-psy d'une DRH. Assigné à résilience. Caresse sur la joue
À l'encre bleue, à l'encre noire, ils tapent ces mots sur la toile puis se perdent ici. Longtemps.
*
27
OCT 10

Saveurs d'enfance

Elle se sent souvent démunie devant celui qu'elle accompagne. Elle n'a pas encore appris à écouter entre les mots et les regards, entre les gestes et les silences, le manque et le besoin de tendresse. Ni au fond d'elle-même ni en l'autre. Ni à l'école du coaching ni ailleurs.
Alors, lui, de séance en séance, comme pour l'initier, apporte ici des morceaux oubliés de son histoire. Et aussi son doudou, parfois. C'est un nounours, éclopé, râpé, retrouvé dans la maison de son enfance.

Aujourd'hui, il l'a laissé là, sur le sofa, entre les coussins de velours. Odeurs de grenier et saveurs d'enfance dans le pelage usé. Alors, elle le met à tremper dans l'eau de Javel.

*

24
OCT 10

Désirs et interdits en coaching

Désir d'amitié ou de tendresse, élan amoureux ou agressif, mouvement secret ou partagé… De la première rencontre jusqu'à la clôture, les jeux transférentiels s'invitent en séance et animent en profondeur la relation entre le client et son coach.
Pourtant, bien souvent, le coach laisse à distance ou dans l'ombre cette matière précieuse et source de changement lorsqu'elle est mise au travail. À distance, par peur sans doute de ce qui surgit en lui et se trouble alors.
Et dans l'ombre, par interdit peut-être ; car le désir est souvent réduit
à la séduction ou la sexualité et il reste un tabou en coaching. Ainsi, rares sont les écoles pour comprendre ces élans ou ces répétitions familières qui parlent de défenses ou de conflits, d'histoires inachevées et de besoins essentiels du client.
Rares aussi sont les espaces pour s'initier à l'art de démêler ce qui se joue au fond de soi et en coulisse, contagion émotionnelle ou éveil d'une mémoire ancienne.

Alors, comment être à l'écoute de ces jeux implicites ?
Quel cadre pour les mettre en mouvement et ainsi les dénouer avec chaque client ?
Jusqu'où nommer et utiliser ses résonances personnelles dans ce travail ?

Si ces thèmes font écho à vos envies de l'automne, Marie-Pascale MARTORELL et moi vous invitons à un nouvel atelier en duo, le mercredi 8 décembre après-midi, loin des tabous.